22. mars 2026
"C'est mieux de construire des enfants forts que de réparer des adultes cassés."
Samedi soir, j'étais à La Cité du Cinéma.
Une guinguette sur le parvis, une salle qui bourdonne, une soirée à l'initiative de Caroline SAFIR, imaginée et portée par Shirley Souagnon.
En première partie, un plateau de stand-up de qualité avec Lou Trotignon, Nadège Sans Gêne, Louis Cattelat, Tania Dutel et Linda Findel (en MC).
Et en seconde partie, une invitée d'honneur d'envergure : Andréa Bescond.
J'y allais pour me divertir, en matière d'humour Shirley c'est quand même une pointure même quand elle oeuvre depuis les coulisses.
Et puis, pour la chance d'échanger avec Andréa, dont le seule en scène reste gravé en moi depuis 2016.
Les Chatouilles.
Je me souviens être sortie du Théâtre du Chatelet sans voix, pas seulement à cause de la violence du sujet, mais pour le contraste, la lumière, l'énergie viscérale qu'Andréa portait en elle sur scène et la palette d'émotions qu'elle a fait naître en moi.
Ce soir-là, face à Shirley, elle n'a rien perdu de son authenticité.
Elle est généreuse, lumineuse, puissante.
À la lumière de l'actualité, le sujet de la pédocriminalité ne pouvait pas ne pas être évoqué.
Et avec lui, l'éducation faite aux enfants sur leur corps et leur sexualité.
Mais plus largement la question des moyens mis en oeuvre pour protéger nos enfants, les accompagner ?
La réponse collective : Trop peu. Trop lent.
Ce que j'ai retiens de cet échange :
On sous-estime souvent la capacité des enfants à aborder des sujets qui nous paraissent sensibles, difficiles.
Pourtant bien souvent nous ne faisons que projeter dans ces thématiques nos peurs d'adultes, nos propres traumas.
On se cache nous même derrière l'idée de protéger.
Au risque de laisser les enfants vulnérables.
Je partage cette conviction.
Elle résonne directement avec ce que je construis avec LUZ.
Mes ateliers visent à renforcer les jeunes.
Les aider à trouver en eux les armes pour faire face à un monde violent.
Ils doivent pouvoir compter sur eux-mêmes.
Mais ça ne veut pas dire qu'ils doivent être seuls pour le faire.
Faire des "enfants forts".
Pour moi, ça commence là.
Dans la relation à soi.
Dans le monde intérieur qu'on les aide à construire.
Pas seulement dans les dispositifs qu'on met autour d'eux.
La salle était pleine.
De gens concernés, engagés, convaincus.
Quelle belle manière de célébrer les femmes et leurs alliés 💪
SD.

