Le Blog de LUZ.
Théâtre et Santé mentale

22. mars 2026

𝗜𝗹 𝘆 𝗮 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗺𝗼𝗶𝘀, 𝗷’𝗮𝗶 𝗱𝗲́𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲́.

À 43 ans, je suis partie "à poils", sans indemnité, mais libre de pouvoir encore porter ma voix.

Lorsqu’il y a 3 ans, j'ai rejoint l’entreprise que je viens de quitter, j’étais habitée par des doutes, nourris par l’expérience douloureuse de proches au sein du même groupe.
Je craignais déjà d'engager mon potentiel pour une structure qui ne partagerait pas mes valeurs, et puis après 5 ans d’auto-entrepreneuriat, je tenais à mon autonomie et à ma liberté.

Mais, j'ai rencontré Caroline SAFIR, une DG engagée, capable de fédérer une équipe dévouée pour répondre ensemble aux enjeux, sans jamais perdre le cap du sens, de l’engagement et de la vision.
Savoir que 2025 devrait se construire sans elle a été un coup dur mais je voulais croire que l’attachement au lieu, à l’équipe, à la mission, suffirait à maintenir le cap.

J’oubliais alors comme un environnement toxique peut éteindre enthousiasme et passion.
Quand on martèle qu’il faut “mériter la confiance” pour masquer une dynamique de soumission.
Quand le micro-management asphyxie toute autonomie.
Quand la condescendance remplace peu à peu l'écoute.

🚩 Ça a commencé en janvier, quand on m’a proposé de réévaluer mon poste mais pas mon salaire contrairement à celui d’un collègue masculin à poste équivalent.
9K€ d’écart, sans explication, alors même que j’assumais six fois plus de responsabilités financières.

🚩 Quand j’ai soulevé calmement l’iniquité avec des faits, on m’a évidemment qualifiée de "vindicative", comme si réclamer une juste rémunération était un caprice.

🚩 Alors sont venus culpabilisation et chantage émotionnel avec des phrases irréelles comme "on a pris l'argent aux enfants pour payer vos salaires"...
le poids de la responsabilité n’incombe apparemment pas équitablement aux opérationnels et aux exécutifs dans cette entreprise "sociale et solidaire".

🚩 Pour finir, quelques semaines avant mon départ, la direction m’a contactée pour m’avertir d’un signalement à venir d’un salarié sous ma responsabilité envers moi, alors même qu‘aucune procédure n’était enclenchée.
Une menace implicite, sans objet, mais pas sans effet.

Pression psychologique, intimidation, culpabilisation, manipulation...

Dans ma vie, j’ai tout sacrifié pour ma liberté, alors impossible de ne pas dénoncer le comportement systémique d'une culture d’entreprise toxique, qui fait tant de victimes.

Parce que dans un monde en crise, revendiquer ses droits devient un luxe,
alors que la santé mentale des salariés devrait être une priorité, pas un argument marketing.

Parfois, rester, c’est se trahir, alors démissionner, ce n’est pas fuir.
C’est survivre.
C’est reprendre le pouvoir sur sa vie, retrouver sa lumière, redonner de la voix à son instinct.

Je retourne à l’entrepreneuriat, sereine, alignée, avec l’envie de créer, partager, remettre du sens au cœur de ma vie professionnelle.

Il est temps d’écrire un nouveau chapitre.
Le plus important.

SD

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