22. mars 2026
✨ S’aimer soi-même, ce n’est pas être égoïste.

C’est se donner les moyens d’aimer les autres.
Depuis plusieurs semaines, j’ai eu le privilège d’accompagner près de 180 élèves de 6e dans trois collèges de Seine-et-Marne.
J’interviens dans leur classe pour parler d’un sujet devenu essentiel à l’école comme ailleurs — la santé mentale, et plus particulièrement l’estime de soi.
Quand j’entre dans une classe de 6e, je commence toujours par me présenter.
Quand ils entendent que je suis comédienne, ils veulent savoir dans quel film j’ai joué.
⚠️ Spoiler : aucun.
Quand ils apprennent que je suis sur TikTok, ils me demandent combien ça rapporte.
🥜 Peanuts.
C’est leur référentiel.
Réussite = abonnés x visibilité.
Ce que je sais quand je les regarde, c'est que derrière les sourires et les blagues, il y a des incertitudes.
Pourtant je ne suis pas là pour leur donner des réponses
Je viens leur poser des questions.
🔸 Qui es-tu ?
🔸 Quelle est la qualité que tu préfères chez toi ?
🔸 Qu’est-ce que tu voudrais améliorer ?
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Juste un espace pour réfléchir à soi.
Il y a ceux qui me regardent avec effroi :
— "On est obligés de répondre, Madame ?"
Ceux qui se présentent comme des super-héros :
— "Je suis beau, intelligent, fort, je suis le meilleur."
Entre deux vannes, parfois cruelles, parfois complices, on devine la quête d’identité.
À 11 ans, on se juge, on s’imite, on se compare. Et on cherche surtout à se faire une place.
🎯 C’est là que le travail sur l’estime de soi devient essentiel.
Je leur parle de conscience de soi.
👋 Conscience de ses actions.
💛 Conscience de ses émotions.
💪 Conscience de ses forces et ses faiblesses.
Avoir conscience ne s’évalue pas, il n’y a pas de note, c’est un curseur qui nous accompagne dans notre cheminement.
Alors on joue. On improvise. On observe.
On renverse les codes, ils parlent, j’écoute.
On parle de La Fontaine et de Vice Versa.
On prend également un temps pour parler réseaux sociaux, parce que leur monde ne s’arrête pas au portail du collège.
Sur les réseaux, ils sont responsables de ce qu’ils partagent, de la façon dont ils décident d'interagir, de l'impact émotionnel que cela crée en eux, chez les autres.
💬 Ce premier cycle d’ateliers marque le début de ce que je construis avec luz. :
Un espace d'expression sécurisant, poétique et incarné,
où l’on parle de bien-être émotionnel sans détour,
où l’on peut construire dès l’adolescence une relation apaisée à soi pour mieux appréhender le monde.
🔍 Si vous travaillez dans un établissement scolaire, une structure jeunesse ou un organisme de formation et que ce type d’atelier résonne avec vos valeurs : parlons-en.
Merci aux établissements qui m’ont déjà fait confiance.
Merci à ces élèves pour leur authenticité, leur franchise, et leurs regards qu’on n’oublie pas 🫶
SD
